About La Gazette du Mauvais gout

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La mode a commencé a être documenté par la Gazette du Bon Ton, il y'a presque un siècle . Les temps ont changé et aujourd'hui on a envie de dire et "La Gazette Du Mauvais Gout"?Car comme disait Friedrich Nietzsche: "Le mauvais gout a son droit autant que le bon gout".Et il avait raison. Nous le revendiquons, le mauvais gout est plus que jamais le nouveau bon gout. Les fringues et les looks les plus ploucs deviennent toujours un jour ou l'autre les plus cool. Et c'est exactement de ça dont je vais vous parler."SMACK MY KITSCH UP!" Dora Moutot.

Fashion started to be documented by La Gazette Du Bon Ton (La Gazette of Good Taste), almost one century ago. Times changed and today, we feel like saying "and La Gazette du Mauvais gout"?(La Gazette of Bad taste). As Friedrich Nietzsche said " Bad taste has as much rights than Good taste". We're cleaming it, Bad taste is more than ever the new good taste. The most bumpkins outfits and looks always become, one day or another, the coolest. And this is exactly what we're going to talk about here. "SMACK MY KITSCH UP!"Dora Moutot.

@Copyright 2009-2011 Dora Moutot







Dans le rayon jeunes photographes sur lequel je mise, je nomme Simon Streetking. A travers ses photos, Simon nous délivre un documentaire passionnant, se situant à mi chemin entre plusieurs cultures. On pourrait facilement imaginer l’univers du rap-graff de banlieue être en opposition avec l’univers skinhead-punk parisien. Au contraire, à travers ses photos, Simon crée le pont reliant ces deux mondes de l’underground, en montrant la rage et la violence très similaire qui s’en dégage. Pour l’avoir rencontré, le jeune homme, vraiment atypique et déroutant ressemble à son œuvre. Allure de skinhead, crane à blanc, petite veste Fred Perry, bagues gothique aux doigts, avec cette façon de parler d’un gamin qui ne jurerait que par le rap français. « J’aime la diversité des cultures et des liens qui les unissent. » dit-il. Et c’est en effet cette capacité qui fait la différence et la force du jeune homme. Ses photos sont un témoignage poignant d’un aspect de la jeunesse française trop rarement documenté. Dora.

On the shelf of the young photographers that I bet on, I name Simon Streetking. Through his pictures, Simon delivers us a fascinating report, located halfway in between two different cultures. We could easily imagine the world of suburban hip hop being in opposition with the world of Parisians skinheads. To the opposite, trough his pictures, Simon created a bridge linking up these two subcultures, showing the very similar madness and violence that emanate from it. Having met him, the young man is very atypical and unnerving looks like he is the own mix of his pictures. Skinhead style, shaved head, Fred Perry Jacket, Gothic rings on his fingers with this way of talking like one of these suburbs kids who only swear on French rap.” I like the diversity of cultures and the links that unite them”’ said Simon. And it’s exactly this capacity that makes his difference and strength. His pictures are a poignant report from an aspect of French youth too rarely documented. Dora.

http://laveuve.streetsking.org


























Petit coup de cœur pour le shooting « My Christian Little pony » réalisé par Romain Yurkievich ayant comme modèle la blogueuse Katia-Dickface. Certes très amateur, mais l’idée de la vierge Katia, priant le dieu petit poney, avec une esthétique empruntée à Pierre et Gilles m’a tapé droit dans l’œil.Dora.

Little crush on the shooting « My Christian Little pony » by Romain Yurkievich having as a model the blogger Katia-Dickace. Very amateur, but the idea of the Virgin Katia praying the god Little pony with an aesthetic borrowed from Pierre et Gilles, really hit my eye.Dora.





Parfois, je repense au collège avec regret. Je pense à Remi, la petite racaille qui avait coupé une rose dans le jardin de la mairie pour me la donner en me demandant « est ce que tu veux bien sortir avec moi ? ». Je pense à l’odeur de la cantine, aux « wesh-wesh « à tout va hurlé dans les couloirs, au cours de sport ou on était plus lent que toute la classe avec Pascal le bouboule, aux récréations ou je regardais Jefferson en secret, aux dessins qu’on faisait de la prof d’histoire à poil avec Raphael, à Romain le jour ou je lui ai dit que j’étais lesbienne pour plus sortir avec lui, à Cyril et Mathilde qui se faisaient tout le temps convoquer par la surveillante pour leur comportement « violent», à Mathieu le jour ou je l’ai embrassé au coin d’une rue et qu’il a pris ses jambes à son coup sur son skate, aux adorables petits lascars qui avaient les chaussettes par-dessus leur jogging jaune poussin Sergio Tacchini, au « bogosstyle », rappelez vous le jogging à signe chinois accompagné du t-shirt avec un beau dragon dessus.

Je repense à toutes les pompes requins qui passaient chaque matin la porte de l’école, aux sweatshirts D.I.A , Fubu, Royalwear et Com8, aux maillots du PSG,aux patchs Linkin Park sur mon sac, aux blanco sur les eastpacks, aux fausses écharpes Burberry, aux doudounes chevignon, aux blousons Scott, et aux k-way Quechua, puis soudainement, illumination. Je me suis rappelée du sweatshirt le plus culte de tout les temps.

Autorise : Kaira Forever
Ca me laisse sans voix. Enfin presque. WESH ! Dora.

To understand what i'm talking about, you need to have spent your teenagehood in France.It's not worth it translating this one. Sorry guys. Dora.





Raise Magazine, très bon magazine français de photos online mettant en avant sept nouveaux photographes par numéro m’a gentiment proposé d’illustrer par une petite nouvelle les images du photographe Benoit Mauduech. Si vous avez déjà feuilleté W.A .D, vous reconnaitrez vite son style, car celui-ci produit régulièrement des éditos pour le magazine et a plusieurs couvertures de W.A.D à son actif. Pour me lire, direction http://www.raise-magazine.com/ , page 48, Fénéanteens. Dora.

Raise magazine, very good online photos magazine presenting 7 new photographers per issue asked me to illustrate by a little novel the images of the photographer Benoit Mauduech. If you already leaf through W.A.D magazine, you will probably recognize his style because he is regularly producing editorials for them and has several covers at to one’s credit. To read my novel (in French), http://www.raise-magazine.com/, page 48, Fénéanteens. Dora.



Déjà que le coup de foudre amical ca ne m’arrive pas souvent ,le coup de foudre amical + artistique, c’est dans le rayon de la grande rareté. Melchior, c’est ca. Il a suffit qu’on s’envoie deux emails en parlant des bas résilles rose fluo de chez Pimkie et de se voir une fois pour que je le range directement dans le rayon raretés et choses précieuses. Il y’a peu de gens que j’admire sincèrement, ca se compte sur les doigts de ma main. Melchior je l’admire vraiment. Non seulement, sa façon de penser et son intelligence mériterait un prix Nobel mais surtout, ses photos me fascinent. Capable d’aller de la photo façon Martin Parr d’intérieurs dégueulasses, en passant par des photos de groupes de la scène hardcore, pour arriver à la photo people de Karl Lagerfeld ou de David Lynch, ses photos dégagent vraiment quelque chose de touchant et de terriblement envoutant. Vous l’aurez compris, si je dois parier sur quelqu’un, je parie sur lui. Dora.

Friendship at the first sight doesn’t happen that often, so when friendship at the first sight + artistic harmony happens, I put it in the shelf of the big rarity. With Melchior, it was like that. It was enough to write to each other 2 emails talking about pink fishnet stockings from Primark, to decide to meet see each other and then to know that I had to put him in my shelf of rarities and precious things. There is a very small amount of people that I truly admire; I can count them on the fingers of my hand. I really admire Melchior. Not only that I think he should receive Nobel Prize for his intelligence, but above all his pictures fascinate me. Able to take pictures in a Martin Parr style of ugly interiors, to pictures of the hardcore music scene, to arrive to polish pictures of Karl Lagerfeld or David Lynch, his pictures really radiate something soul-stirring and terribly gripping. You got it, if I had to bet on someone, I would bet on him. Dora.