About La Gazette du Mauvais gout

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La mode a commencé a être documenté par la Gazette du Bon Ton, il y'a presque un siècle . Les temps ont changé et aujourd'hui on a envie de dire et "La Gazette Du Mauvais Gout"?Car comme disait Friedrich Nietzsche: "Le mauvais gout a son droit autant que le bon gout".Et il avait raison. Nous le revendiquons, le mauvais gout est plus que jamais le nouveau bon gout. Les fringues et les looks les plus ploucs deviennent toujours un jour ou l'autre les plus cool. Et c'est exactement de ça dont je vais vous parler."SMACK MY KITSCH UP!" Dora Moutot.

Fashion started to be documented by La Gazette Du Bon Ton (La Gazette of Good Taste), almost one century ago. Times changed and today, we feel like saying "and La Gazette du Mauvais gout"?(La Gazette of Bad taste). As Friedrich Nietzsche said " Bad taste has as much rights than Good taste". We're cleaming it, Bad taste is more than ever the new good taste. The most bumpkins outfits and looks always become, one day or another, the coolest. And this is exactly what we're going to talk about here. "SMACK MY KITSCH UP!"Dora Moutot.

@Copyright 2009-2011 Dora Moutot









L'Inde, je ne vais pas vous dire que j'ai adoré. Ce que je peux vous dire, c'est que c'est bourré de touristes complètement illuminés, qui parlent de méditation, qui te tapent des poses de lotus pour s'assoir, qui parlent de spiritualité et d'autres anneries du meme accabi, et qui sont venus pour se peter le crane à la weed. C'est bien beau de parler de spiritualité quand on a le confort et c'est de l'ordre de la connerie, voir du manque d'intelligence que de répliquer que les indiens n'ont pas de système d'égout car ce n'est pas ce qui les importe, "c'est l'ame avant tout". C'est cool de trouver ca beau quand on ne vit pas entre deux bouses de vaches et un tas d'ordures, oscillant entre la condition humaine et animale.

Il suffit d'un minimum d'observation, pour se rendre compte que l'Inde n'a absolument rien a voir avec la défonce, San Francisco et la ridicule image que le touriste occidental veut s'en faire. Le reve indien, ce n'est pas mourir dans la rue, une jambe en moins et entouré de mouches parce que "l'ame c'est ca qui compte". Bien que la religion hindou soit encore au centre de la vie indienne et que ce sont ces croyances qui empechent le pays d'avancer et que seul l'émancipation de la religion pourrait changer le futur de l'Inde, jetez un coup d'oeil à la télé indienne ou mettez les pied dans un cinéma indien et vous comprendrez bien vite que l'Inde fantasme le capitalisme, les Etats unis, les rues propres et les iphones. Malheureusement meme dans leur tentatives d'américanisation, les fondements de la religion hindou reste bien accroché, le système des castes est mechament encré. Meme au cinéma, on vous proposera plusieurs "classe", comme en avion, allant du siege le plus high-tech de la planète au siege le plus pourratch.

L'inde est un pays qui a du mal a se remettre en question. Je ne peux qu'observer les choses à mon niveau, avec mon ignorance de la souffrance et mes médiocres connaissances en histoire et en économie, mais avec mes conaissances de mode qui semblent ici certes très futile, mais observer l'Inde ca commence par s'observer par le bas. Comme je disais la non-remise en question commence par des choses très simple et se traduit tres betement par l'un des besoins les plus communs :l'habillement.

Avant de venir en Inde, j'interpretais le look Indien comme quelque chose d'original, voir de kitsh, ce qui fut l'un des motifs de mon voyage. J'ai très mal interprété leur esthetique, qui n'est que tradition, loin de toute forme d'émancipation, le saari est ici une regle pour les femmes, l'unique option pour se vétir. Meme si la coupe est à ca pres, toujours la meme, il faut reconnaitre un gout pour les tissus, les imprimés, les teintes et l'ornementation qui s'avère subtile et d'un gout assez fin. La touche perso, se fait par le choix du bindi, qu'on trouve sous toutes les formes et les couleurs. Dans l'ensemble, l'indienne reste incroyablement classique, tout le monde se ressemble et le besoin de se différencier de la masse n'a pas l'air présent. N'ayant pas vu une seule indienne, tentant le carré court, au lieu de la tresse longue de 3 kilometres ou pas une seule personne essayant la teinture blonde, meme à ses signes très basiques, on voit bien que la rebellion et la remise en question des codes n'est pas vraiment aux nouvelles. Si les choses de tous les jours, tel que l'accoutrement ne sont pas remis en question, il me semble peu concevable que des choses plus importantes, tel que la religion, la politique soit prete à se faire chambouler.

Lorsque je lirais encore une fois un article sur l'économie "montante" de l'Inde, qui ne concerne que quelques pdg millionaires indiens, il me semblera désormais que c'est une blague de très mauvais gout. L'inde n'est en aucun cas le nouveau Katmendou, l'inde a un air de gravité, l'inde est dans la merde, l'inde est opressante. C'est une planète ou le son des klaxons ne s'arretent jamais, ou les rues n'ont pas de sens, ou les civils donnent des billets en douce aux flics, ou les vaches s'allongent en plein milieu des rues pour mieux les bloquer, ou les odeurs vous retournent les entrailles et ou l'arnaque ou la mendicité est une des seules facons de survivre.

Les touristes "illuminés" ne font qu'enfoncer le clou, à un pays qui va mal. Au lieu de reconnaitre une réalité difficile et triste, un systeme corrompu , on aime raconter une inde apaisante et spirituelle, comme si la pauvreté c'était bien tant que ca nous concernait pas, et que ca faisait ressortir les "vrais valeurs".

Les touristes se sont meme inventés une mode "indienne" qui n'existe pas, à base de t shirts avec des lutins démoniaques dessus, du Tie die, des pantalons bouffants et des dreads locks. Ceci dit, je dois reconnaitre...que je suis tombée dans le panneau! Exit le smiley! On a trouvé un remplacent! Veuillez accueillir le YING-YANG! Et oui..., ca fait un moment que "mon bureau de tendances interne du mauvais gout" m'indique son retour à grand pas. Il y'a encore peu, réservé aux gens qui croyaient à des choses tel que le Feng Shui, le Ying-Yang se voit repêcher par la mode doucement mais surement... à commencer par le createur Finlandais Daniel Palillo.

Dora.






Daniel Pallilo







































Si vous m'aimez, envoyez moi des cartes postales super ploucs s'il vous plait. Dora.




If you like me, please send me ugly postcards. Dora

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Voila pourquoi mon mauvais gout et moi ont vous a un peu abandonné ses derniers temps.
This is why my bad taste and I were busy.

EDITO

LIVING A LIFE WITHOUT PASSION IS UNFORGIVABLE. Why be boring when you could be exciting? Let's forget our clichés of maniacs being freaks and creeps- having a mania is not always something negative. Quite the opposite, having an obsession can lead to something far more creative.

Tired of the repetitive stance of elitist fashion magazines, interviewing models and hit starts that usually have little to give but their pretty face, here is a whole other world of people. They're exploting their manias to reach something creative, be it through their bodies, a business or lifestyle. Let's redefine fashion, one obsession at a time.


The world is such an exciting place, it seems very strange to us to persistently fake it. Fashion is far beyond "fashion", it is in the dog sweater of a poodle owner just as much as it is in the rubber swastika suit of a fetish freak. Driven by people just as they feed themselves on their particular folly, we take their mania to the forefront of fashion to celebrate their uniqueness. Different passions, addictions and decications-all so rich in their depth and meaning, some are a lifelong devotion, others a craze of the moment. And yet always so varied in their aesthetic manifestations. We've been shocked, amused, enterntained, laughed very hard and ultimately inspired. We've been in dark cellars and dungeons, deep woods, on top of stages, knocked on holly buildings, slipped into furry costumes, and LOL'd a lot! Mania is about going out to a punk squart party one night, waking up for the last Jean Paul Gaultier show and ending up at the bar with a drag queen. We saw as voyeurs and lived as particpants entering private worlds. Mania is beyond lunacy. It is an invitation to a rollecoaster, to walk the wrong way down the street, entering a strange front door.


Dora, Sophie, Anna, Robert and Mona- MANIA MAGAZINE TEAM.




Magazine Extracts.
























J’ai envie de fracasser la gueule de Martin Margiela. Il n’y a rien qui ne m’a plus énervée que son exposition au Somerset House de Londres. “ Wesh, qu’est ce qu’il y a, t ‘as pas mis ton nom sur l’étiquette de ton vêtement, t’as cru que t’étais le rebelle de la cour de récré ou quoi?”Ah non, mais la, c’était trop pour moi. C’est à cause de ce type qu’on se retrouve avec des masses de boulets dans les écoles de mode, qui se branlent la tête en pensant qu’ils vont faire de la politique, sauver les enfants au Mali et changer la face du monde en chiant une robe “conceptuelle”.

Dieu, mais montre nous ta tête Martin. A vouloir être trop “humble”, en soit disant remettant en cause le statut de designer star, en te cachant derrière ta maison, derrière le “nous” et tes étiquettes blanches, tu schlingues la prétention. Même Donatella Versace est moins opulente que toi. Martin Margiela est un petit malin, il a trouvé le parfait filon pour que les fashionistas avec un quart de caillou dans le ciboulot se sentent tout d’un coup plus “intelligente” en portant des vêtements. Je pense sincèrement que le vêtement concept lorsqu’il est adapté au commerce est fait dans ce but la. (J’épargne donc Hussein Chalayan ou la, je m’incline) L’intellectualisation du tissu est faite pour combler le complexe des stylites et fashionistas qui fantasment quelque chose de plus profond et intellectuel. Margiela a du flairer ce besoin la et son succès repose d’ après moi,sur la façon dont il a su répondre à la demande.

La démarche de Margiela serait de ne pas se mettre en avant en tant que “personne”, de rester dans l’ anonymat pour privilégier le vêtement, que le spectateur ne se concentre que sur ses collections. Des collections qui véhiculeraient des “idées et des messages”. Tout doit être anonyme , même les mannequins ont les yeux cachés. La repose toute la contradiction de Margiela. Et toute sa stratégie marketing repose sur cette même contradiction. Car en créant ce gigantesque anonymat, il se propulse comme une sorte de “dieu” , d’ intouchable, il se situe donc par lui même, dans la hiérarchie de la mode, au dessus des designers stars, au dessus de tout ça quoi. Tranquille pépère, Margiela en train de siroté une grenadine assis à coté de Zeus et de Jésus. Les vêtements de Margiela ne sont ni fou par leur coupes, ni par leur matières, et encore moins par leur imprimés, mais son marketing fait le tout et aveuglera le quart de caillou de la fashionista. Margiela vendrait des “idées” plus que vêtements, le client Margiela , quand il achète une veste a donc le sentiment d'acheter quelque chose de plus qu’un vêtement, quelque chose qui touche à l’art, au monde des idées et aux sentiments. Un client Margiela ne vous manquera pas de vous dire d’ou vient sa veste, lorsqu’il ne revendiquera pas forcement son pantalon Prada, car Prada n’est qu’une “marque”, un truc corporate. Lorsque au final, quand on ouvre un peu les yeux sur le soit disant marketing transparent de Margiela, on ne voit plus du tout des vêtements, on ne voit que ca. Margiela est presque synonyme de Disneyland au pays du blanc cassé et ses vêtements ne sont au final que les produits dérivés de son marketing. Et voila ou réside tout l’art de ce gars, un génie de la publicité, qui joue avec les codes de la communication, en vendant à travers ses produits toute une idéologie que sa marque ne véhicule finalement pas.

Je n’arrive pas à savoir si c’est lui qui me fait vomir, ou plutôt tout les quarts de caillou qui mettent son nom dans un cadre en forme de coeur, Je n’arrive pas à comprendre si il y’a un certain sens de l’ironie derrière son travail, si derrière sa démarche se cache peut être quelqu’un qui a bien rigolé en entubant les fashionistas en leur vendant une piqure d'intelligence entre le col et la manche... Dora.

Ps : Si vous ne connaissez rien de ce designer, je vous conseille la visite de son site internet qui vous montrera instantanément dans quel "esprit de rébellion" celui ci se situe.

I'm really sorry again English speaking friends! I can't find any time to write...so translation will have to be done later again...BAD BAD BAD GIRL.











On me demande souvent comment reconnaitre le cool mauvais gout, du mauvais gout qu'on ne peut pas sauver. Souvent je réponds que si sur cette terre on peut dire qu'il y'a une "science" sans hiérarchie, c 'est bien celle du mauvais gout. Mais c'est un gros mensonge. La différence entre le "mauvais gout" recyclable et celui qu'on peut pas sauver est assez subtile, et faudra pas demander à votre grand mère de saisir la différence. Ceci dit, j'ai un exemple pour saisir la nuance.

Bienvenue dans la famille Versace. Toquer à la porte de Gianni Versace et vous pourrez vous noyez comme un joyeux luron dans un magnifique oasis de mauvais gout, vous êtes au paradis. Toquer à la porte de Donatella Versace, et vous serez absorbé dans les bas fonds, dans la gadoue du mauvais gout. L'ange s'appelait Gianni, créateur de la marque Versace, il fut assassiné en 1997 dans sa maison de Miami Beach par un fou furieux. La marque fut donc reprise par sa sœur Donatella. Je vous laisse apprécier les images de ce que fut le vrai Versace. Jeter un coup d'œil à la folle collection de pantalons Versace de Gordon sur le blog de Mister Mort, ici.

Pour vous noyez dans la gadoue de Donatella, direction style.com, pas besoin moi pour ça.

No time to translate, really sorry. I will try to do it asap.