About La Gazette du Mauvais gout

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La mode a commencé a être documenté par la Gazette du Bon Ton, il y'a presque un siècle . Les temps ont changé et aujourd'hui on a envie de dire et "La Gazette Du Mauvais Gout"?Car comme disait Friedrich Nietzsche: "Le mauvais gout a son droit autant que le bon gout".Et il avait raison. Nous le revendiquons, le mauvais gout est plus que jamais le nouveau bon gout. Les fringues et les looks les plus ploucs deviennent toujours un jour ou l'autre les plus cool. Et c'est exactement de ça dont je vais vous parler."SMACK MY KITSCH UP!" Dora Moutot.

Fashion started to be documented by La Gazette Du Bon Ton (La Gazette of Good Taste), almost one century ago. Times changed and today, we feel like saying "and La Gazette du Mauvais gout"?(La Gazette of Bad taste). As Friedrich Nietzsche said " Bad taste has as much rights than Good taste". We're cleaming it, Bad taste is more than ever the new good taste. The most bumpkins outfits and looks always become, one day or another, the coolest. And this is exactly what we're going to talk about here. "SMACK MY KITSCH UP!"Dora Moutot.

@Copyright 2009-2011 Dora Moutot












L'esthétique de cette vidéo de B-Witched me vend du rêve en conserve. Celle ci avait gagné un award du temps ou Britney, Christina et N Sync était au top du hit. Je ne comprends pas. Ou est passé le fun pour le fun, l'entertainement pur et dur, le second degré dans la musique? Officiellement porté disparu! Dora.











Quand j'étais petite, quand on me demandait ce que je voulais être, je répondais que je voulais être noire. A la maternelle, on avait récolté du riz pour la Somalie et ca m' avait beaucoup attristé. J'avais pris ça très au sérieux et à table, quand ma maman me servait du riz, je faisais exprès, de manger grain par grain, et à chaque grain que j'avalais un grain, je me disais "bah voila, l'enfant Somalien, il a déjà fini son repas." Je pensais qu'ils avaient droit que à un grain de riz par personne et ca me perturbait vachement. J'étais plutôt nulle et dissipée à l'école, rien ne m'intéressait vraiment, mais un des trucs qui m'intéressaient quand même, c'était l'Afrique en géographie.

A l'époque mes aspirations étaient d' aller à à la rescousse de l'Afrique. Mais l'adolescence a voulu que les choses se fassent autrement, et à défaut d'avoir une carrière qui me pousserait vers l'ONU ou les ONG, mon parti pris "africain" c'est fait à un niveau plus "quotidien". Au niveau du look, de la chevelure plus exactement, qui est aussi futile que ca puisse paraitre, est un "very Big deal"dans la culture féminine black. (Lire cette article pour un bon résumé). A défaut d'être noire, je suis née d'un père d'origine Algérienne et d'une mère Israélienne, et parfois, mes cheveux secs et bouclés prennent des airs crépus d'afro. J'ai passé mon adolescence à zoner à Strasbourg St Denis avec ma copine Zaïroise Knoxxx, passant des journées entière dans les salons de coiffure, prenant le thé, le dejeuner et le diner sur place en chattant la coiffeuse jamais pressée, en écoutant les potins du coins, en allant des rajouts,aux tresses aux dé-frisages, m'achetant des perruques et des produits au beurre de karité. Je suis tombée amoureuse et fascinée par la culture du cheveux black. Une "galère" pour les filles noires, insoupçonnés et un monde de créativité capillaire trop peu souvent médiatisé et exploité, un génie capillaire presque jamais exposé.

Le travail de J.D ‘Okhai Ojeikere est tout simplement génial. Celui ci a documenté les coupes de cheveux des nigériennes dans les années 60 ( plus de 1000 images-archives de coupes de cheveux!) avant l'arrivée et le règne de la perruque. Eliot Elisofon nous fournit un travail un peu similaire, mais cette fois il s'agit ici de femmes de la république démocratique du Congo au début des années 70. La panoplie de styles est impressionnante, créativement épatante, un véritable hair-itage et me laisse penser qu'il y'a vraiment matière a être inspiré et que nous et nos brushing on peux aller se recoucher! Dora.




































Rassurant, ouf, je ne vous racontais pas n'importe quoi! La tendance du velour tie dye se confirme. J'ai failli m'étrangler de beauté devant ces délicieuses pièces en me promenant chez Opening Ceremony à New York cet après midi. Pour me remercier d'être une si fantastique prof du mauvais gout, vous, chers élèves, ne voulez vous pas, s'il vous plait, cotiser, pour m'offrir une robe? Même principe que quand on offre des roses en cadeau de fin d'année à sa prof de 6eme, sauf que dans mon cas, c'est un cadeau de bonne rentrée. Merci d'avance. Dora.
















Je ne sais pas pour vous, mais moi quand je suis fatiguée, je me mets vraiment à faire n'importe quoi. Mes nerfs craquent complètement.C'est "coucou la maternelle", j'invente des cris débiles d'animaux inconnus, mon language ne se constitue plus qu'uniquement d'onomatopées et je me mets à créer des airs de chansons avec des faux mots accompagné d"une une chorégraphie lamentable, je fais laqueuleuleue avec moi même, des gestes à répitions.Et puis, j'éclate de rire,comme une grosse tryso et mon fou rire peut durer très très très longtemps. Toute seule. Vu qu'il y'a que moi qui trouve ca drôle!

Là ou je veux en venir, c'est qu'en écoutant le groupe "Le Club des Chats", j'ai réalisé à quel point je me sens seule avec mon humour pitoyable depuis que je ne vis plus avec ma soeur. Elle seule, m'accompagnait gaiement dans ma fatigue qui se transformait en débilité profonde, et toute deux, pendant notre brossage de dents, se mettions à crier des onomatopées en rythme et en chansons en utilisant les rebords de la baignoire comme guise de tambourin!

Guillaume et Mai, les deux membres du Club des chats ont la chance de s'être trouvé sur ce terrain d'entente la. Il y'a quelque chose du pétage de câble dont je parle dans leurs chansons, il n'y'a pas de logique, juste des sons, des mots qui ne veulent rien dire à répétition. On dirait que deux gosses qui ont pris une trompette en plastique et un tambour pour faire un spectacle à leurs parents. Il y'a un entrain communicatif dans leur musique et en live, vous ne trouverez pas plus original comme groupe français, ils sont magiques! Tout ca pour dire que je suis surtout admirative et un peu jalouse...moi aussi, je veux un ami à inviter dans mon monde imaginaire pour faire de la miaou-pop dans mes moments de fatigue. Dora.









LE CLUB DES CHATS LIVE AU DIVAN DU MONDE @ BIG SHOW









Bon, me voila lancé sur le sujet du "mauvais gout" capillaire! Si tu veux jouer les rebelles de la crinière, désolé de te l'annoncer, ce n'est déjà plus les pointes qu'il te faut en couleur! On l'a fait désormais à l'envers, dis bonjour à la tendance "racine en couleur".

L'idée à vu le jour dans le petit monde de la mode, lors du défilé Fall 2010 de la créatrice Brésilienne Maria Bonita lors de la Fashion week de Sao Paulo, les mannequins avaient alors , non pas les racines colorées, mais la raie de couleur rouge ou bleu. Je soupçonne Maria Bonita de s'être inspirée des femmes indiennes qui lorsque mariées, se doivent, dans la tradition, de se tracer une raie au ainé rouge au milieu de la tête. L'idée a ensuite été reprise par la créatrice Louise Gray, non pas sur l'un de ses défilés, mais une raie bleue, sur ses propres cheveux. A suivi la nouvelle "muse "de Cobra Snake, qui alterne ses racines de bleu à rose selon l'humeur. Et vous verrez que sous peu, pour les colorés, vous pourrez économiser, la retouche étant inutile. La tendance sera redneck et sale, les blondes se feront des racines noirs, et les brunes des racines blonde! Dora.






Maria Bonita fall 2010







Louise Gray


"Muse" de Cobra Snake