About La Gazette du Mauvais gout

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La mode a commencé a être documenté par la Gazette du Bon Ton, il y'a presque un siècle . Les temps ont changé et aujourd'hui on a envie de dire et "La Gazette Du Mauvais Gout"?Car comme disait Friedrich Nietzsche: "Le mauvais gout a son droit autant que le bon gout".Et il avait raison. Nous le revendiquons, le mauvais gout est plus que jamais le nouveau bon gout. Les fringues et les looks les plus ploucs deviennent toujours un jour ou l'autre les plus cool. Et c'est exactement de ça dont je vais vous parler."SMACK MY KITSCH UP!" Dora Moutot.

Fashion started to be documented by La Gazette Du Bon Ton (La Gazette of Good Taste), almost one century ago. Times changed and today, we feel like saying "and La Gazette du Mauvais gout"?(La Gazette of Bad taste). As Friedrich Nietzsche said " Bad taste has as much rights than Good taste". We're cleaming it, Bad taste is more than ever the new good taste. The most bumpkins outfits and looks always become, one day or another, the coolest. And this is exactly what we're going to talk about here. "SMACK MY KITSCH UP!"Dora Moutot.

@Copyright 2009-2011 Dora Moutot












Confirmation de mes prémonitions sur la tendance "sorcellerie", avec comme preuve pour soutenir mes fabulations, la toute nouvelle collection spring-summer 2011 de Mario Schwab qui a été inspiré par les symboles occultes. Pentagramme, croix et pyramide au rendez vous. Dora.







Et dans le même esprit en cadeau Bonus, un shoot incroyablement cool, qui date un peu, du Vogue France de September 2007. ( qui me rappelle un shoot de Vice magazine plus récent sur le même thème que je n'arrive guère à retrouver. Ce qui me frustre beaucoup. Si vous l'avez, veuillez sonner ma cloche. Merci.)











Pas forcément fan de son esthétique, je mets quand même un point d’honneur à reconnaitre l’humour « pédiculaire » de Kobi Levi, designer originaire de Tel Aviv, qui me rappelle quelque peu les débuts de la marque Irregular choice. Il est en effet fort rare de voir des talons féminins originaux et il est encore plus rare que l’humour est sa place dans les chaussures, tellement il est encré dans l’inconscient collectif que les talons seraient uniquement fait pour nous rendre " plus sexuellement attirante". Soit. But Hey! In my world.. ….FUNNY IS EVEN MORE SEXY! Dora.

Ps: Vous remercierez mon crush mal coiffé pour cette info.





















Si il y' a un puit sans fond du mauvais gout, c'est bien Skyblog. Mais si en plus, c'est un Skyblog qui n'archive qu'uniquement des pochettes de cds de Rap US avec une esthétique des plus délicatement raffinée, c'est tout simplement le nirvana. Je vous jure, j'ai eu mal au doigt, il a fallu que je me tape les 61 pages du blog tellement c'était grandiose. Ayant plutôt une culture rock, que rap et bien qu'ayant développé un certain fanatisme pour Lil' Kim récemment, je ne m'étais jamais vraiment rendu compte de l'immense potentiel de cette culture dans mon domaine. Ayant fait la bêtise de passer plus de temps à regarder les vynils de punk que les cds de Rap, sachez qu'on ne m y reprendra plus. J'ai tout à apprendre de l'esthétique hip-hop. Aujourd'hui une grande porte pleine de promesses s'est ouverte à moi. Je vois l'avenir sous un nouveau jour.

Mes nouveaux héros de l'esthétique ont un nom. "Pen et Pixel".C'est cette boite d'infographie américaine a eu le monopole pendant des années (1996-2001) sur les pochettes de cds des artistes "south" et a créer toutes ses incroyables pochettes que vous pouvez admirer sur ce blog. Trêve de plaisanterie, ils ont clairement contribuer à créer l'esthétique bling bling et ils sont tout de même, techniquement, rudement bon. Le journaliste Louis Theroux s'est chargé d'aller visiter leur studio pour un reportage dans le cadre de l' émission Weird Weekends ou chaque fois celui ci s'immisçait dans une des sub-cultures américaines.

Un jour, quand mon bébé La Gazette du Mauvais Gout sera une grande fille, je lui ferais une beauté en lui payant un nouveau logo par Pen and Pixel! Dora.











Louis Theroux, Weird weekends tv show
(I'm in love with Louis, he's hilarious)







L'esthétique de cette vidéo de B-Witched me vend du rêve en conserve. Celle ci avait gagné un award du temps ou Britney, Christina et N Sync était au top du hit. Je ne comprends pas. Ou est passé le fun pour le fun, l'entertainement pur et dur, le second degré dans la musique? Officiellement porté disparu! Dora.











Quand j'étais petite, quand on me demandait ce que je voulais être, je répondais que je voulais être noire. A la maternelle, on avait récolté du riz pour la Somalie et ca m' avait beaucoup attristé. J'avais pris ça très au sérieux et à table, quand ma maman me servait du riz, je faisais exprès, de manger grain par grain, et à chaque grain que j'avalais un grain, je me disais "bah voila, l'enfant Somalien, il a déjà fini son repas." Je pensais qu'ils avaient droit que à un grain de riz par personne et ca me perturbait vachement. J'étais plutôt nulle et dissipée à l'école, rien ne m'intéressait vraiment, mais un des trucs qui m'intéressaient quand même, c'était l'Afrique en géographie.

A l'époque mes aspirations étaient d' aller à à la rescousse de l'Afrique. Mais l'adolescence a voulu que les choses se fassent autrement, et à défaut d'avoir une carrière qui me pousserait vers l'ONU ou les ONG, mon parti pris "africain" c'est fait à un niveau plus "quotidien". Au niveau du look, de la chevelure plus exactement, qui est aussi futile que ca puisse paraitre, est un "very Big deal"dans la culture féminine black. (Lire cette article pour un bon résumé). A défaut d'être noire, je suis née d'un père d'origine Algérienne et d'une mère Israélienne, et parfois, mes cheveux secs et bouclés prennent des airs crépus d'afro. J'ai passé mon adolescence à zoner à Strasbourg St Denis avec ma copine Zaïroise Knoxxx, passant des journées entière dans les salons de coiffure, prenant le thé, le dejeuner et le diner sur place en chattant la coiffeuse jamais pressée, en écoutant les potins du coins, en allant des rajouts,aux tresses aux dé-frisages, m'achetant des perruques et des produits au beurre de karité. Je suis tombée amoureuse et fascinée par la culture du cheveux black. Une "galère" pour les filles noires, insoupçonnés et un monde de créativité capillaire trop peu souvent médiatisé et exploité, un génie capillaire presque jamais exposé.

Le travail de J.D ‘Okhai Ojeikere est tout simplement génial. Celui ci a documenté les coupes de cheveux des nigériennes dans les années 60 ( plus de 1000 images-archives de coupes de cheveux!) avant l'arrivée et le règne de la perruque. Eliot Elisofon nous fournit un travail un peu similaire, mais cette fois il s'agit ici de femmes de la république démocratique du Congo au début des années 70. La panoplie de styles est impressionnante, créativement épatante, un véritable hair-itage et me laisse penser qu'il y'a vraiment matière a être inspiré et que nous et nos brushing on peux aller se recoucher! Dora.