About La Gazette du Mauvais gout

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La mode a commencé a être documenté par la Gazette du Bon Ton, il y'a presque un siècle . Les temps ont changé et aujourd'hui on a envie de dire et "La Gazette Du Mauvais Gout"?Car comme disait Friedrich Nietzsche: "Le mauvais gout a son droit autant que le bon gout".Et il avait raison. Nous le revendiquons, le mauvais gout est plus que jamais le nouveau bon gout. Les fringues et les looks les plus ploucs deviennent toujours un jour ou l'autre les plus cool. Et c'est exactement de ça dont je vais vous parler."SMACK MY KITSCH UP!" Dora Moutot.

Fashion started to be documented by La Gazette Du Bon Ton (La Gazette of Good Taste), almost one century ago. Times changed and today, we feel like saying "and La Gazette du Mauvais gout"?(La Gazette of Bad taste). As Friedrich Nietzsche said " Bad taste has as much rights than Good taste". We're cleaming it, Bad taste is more than ever the new good taste. The most bumpkins outfits and looks always become, one day or another, the coolest. And this is exactly what we're going to talk about here. "SMACK MY KITSCH UP!"Dora Moutot.

@Copyright 2009-2011 Dora Moutot






ELLIOT BISOUNOURS.

Je me suis longtemps demandé comment m'habiller en bisounours sans avoir l'air super patapouf. Le jeune designer de mode Australien Elliot Ward Fear vient de me donner la réponse. Il suffit d'enfiler un de ses pantalons en fourrures roses, avec un coeur découpé juste au dessus de la raie des fesses... De quoi avoir l'air aussi coquine que la stroumphette mais version carebears. Dora.


BILL.

Ce soir j'ai été voir le reportage de Richard Press sur le photographe Bill Cunningham. Je crois que je n'ai pas été profondément touchée et inspirée de la sorte depuis des lustres, voir depuis... jamais.. Ce reportage m'a retourné la tête et le coeur. Je suis restée bouche bée tout le long du film, avec des envies de rire aux éclats puis de pleurer, devant l'incroyable talent de Bill à savoir captiver la beauté et l'excentricité mais surtout stupéfié devant sa bonté, un coeur pur comme on en croise pas deux fois dans sa vie, sa poésie et son sens de l'humour. Je n'ai sincèrement jamais vu quelqu'un d'aussi humble, avec autant de passion et un talent aussi indéniable.

Bill est aujourd'hui un vieux monsieur de 83 ans. Avant le Sartorialiste et Face hunter, il était la à arpenter les rues de New York, nuits et jours sur son vélo, à la recherche de looks incroyable. Bill est un des pionniers du streetstyle, ou devrais je dire, un véritable anthropologiste de la mode, et il y a consacré littéralement toute sa vie. Tout son temps. Toujours. Il n'a jamais rien fait d'autre. Jamais. Rien. Il n'y' a jamais eu aucun autre amour dans sa vie, que la mode. Aucun.

Publié régulièrement dans le New York Times, puis dans Women's Sear Daily, ses photos dévoilent les tendances piqué sur le vif. Bill a l'oeil, Bill a la rapidité et l'urgence d'un reporter de guerre. A la différence que sa guerre à lui est la mode. "I never bothered with celebrities unless they were wearing something interesting. But the difference for me is I don’t see the people I photograph. All I see are clothes. I’m only interested in people who look good. I’m looking for the stunners.".

Et pourtant meme Anna Wintour finira par dire " We all get dressed for Bill."

Dans le monde des défilés de mode, tout le monde connait Bill et Bill connait tout le monde. Il sera même récompensé de la légion d'honneur française pour les arts et la culture. Il photographie un monde de paillette, mais ne cherche pas lui même a en faire partie. Et c'est la ou réside toute sa particularité et tout mon immense respect. Il vit dans un chambre cagibi au milieu de ses archives photographique. Un tout petit lit coincé entre deux armoires à photos. Sans cuisine. Et une salle de bain sur le palier. Ses plaisirs sont simple, et le meilleur sandwich qu'il nous conseille coute deux dollars. Ce qui rend heureux Bill, c'est la rue. Et de voir ce que la rue a, a lui offrir. Il vous dira avec convinction: " Money is cheap. Freedom is expensive" . Bill a le sourire le plus charmeur et enfantin, le rire le plus contagieux et adorable possible.

J'ai été particulièrement touché par le personnage, car je crois y voir, un Peter Pan des temps modernes. Quelqu'un qui durant 80 années, n'a jamais eu de rapport amoureux, qui n'a vécu qu'avec très peu, mais qui est cependant un véritable esthète, amoureux de la beauté et de la fantaisie, est pour moi un enfant qui n'a jamais grandi. C'est son regard d'enfant qui lui permet d'être visionnaire. Il suffit de regarder son sourire, il vous le cri.

Si j'ai une seule chose à ajouter, c'est que j'aimerais de tout mon coeur, pouvoir être quelqu'un d 'aussi beau que lui. Dora.

Pour en savoir plus, lire ceci.





BARBIE I WANT YOU BACK!


"Barbie I want you back", voici ce qui se lit en ce moment sur les panneaux d'affichages de New York. Si vous n'avez pas suivi les aventures du plus célèbre des jouets Mattel, Barbie et Ken se sont séparés il y'a sept ans de ça, en 2004 , le jour de la St Valentin, après quarante trois ans de vie commune. ( L' histoire d amour avait commence en 1961). Barbie, femme forte, n' étant pas du genre à se lamenter sur son sort, s' était mis a fréquenter Blaine, un surfeur Australien. Ken de son coté a vécu la vie d'un jeune étalon, sites de rencontres et filles d' un soir. Mais nous voici en 2011 et Ken a réalisé que Barbie est son seul, véritable et unique amour. Et celui ci s' en est rendu compte, lorsque sur Match.com, cherchant une petite poulette à niquer, il tomba par hasard sur le profil de Barbie! Ken, grand romantique prend alors ça comme un signe de la destinée. Et nous y voila, Ken a donc entreprit de reconquérir Barbie!

" Barbie you re the only doll for me! "

Une campagne de pub de tueurs, petit génie du marketing que sont ces professionnels du jouet. Cette campagne est une publicité géante, non seulement pour le jouet en question, mais aussi pour match.com et le reste des entreprises ayant participer à la campagne. Pour reconquérir Barbie, Ken lui fera faire des cupcakes avec des inscriptions en sucre avec des slogans tel que "We may be plastic but our love is real" , distribué chez Magnolia Bakery. Très accès sucrerie, il fera aussi faire des bonbons Barbie, disponible chez Dylan's candy bar. Et pour prouver a Barbie qu'il est " l'ultimate boyfriend", celui ci se fera embaucher en tant que juge sur une émission de télé réalité du nom de " The search of the great american boyfriend" . Bref Barbie et Ken sont présent sur tout les plans, Ils ont meme une chanson Itunes : "Everybody needs a ken". Bien entendu, vous pouvez suivre les aventures de Ken ou de Barbie sur Twitter et Facebook. Au jour le jour, Ken et Barbie vous partageront leur vie, Barbie vous racontera comment elle joue sa meuf hard to get": Ken insists I was flirting with him when we were filming Toy Story 3! I can't help it that I'm a good actress." et bien entendu, ils vont feront part de leurs bons plans, gros name dropping de marques et d'endroits. Et surtout, vous pouvez aller voter sur barbieandken.com, ou par texto, en choisissant si, oui ou non "Barbie should take Ken back".

A noter que ce cher Ken fête ses 50 ans, et que Mattel vient de ressortir la poupée " Sweet talking ken", ce mec génial qui dit exactement ce que tu veux entendre! " He says whatever you want him to say". Bien entendu, j'ai couru chez Toys' R' us sur Time square pour le tester. C'est génial, tu rentres ta voix , tu dis genre" Dora, je t'aime, tu es la plus belle" , et Ken te ressort avec sa voix de Ken " Dora, je t aime, tu es la plus belle". Ouah! Et Ken qui te dit ça, crois moi, ça te fait des frissons.BREF.

Récemment Ken, beau, sportif, d'un romantisme à tout cassé et, cerise sur le gâteau, grande nouvelle, aussi cultivé , est passé par le Metropolitan Museum of Art et celui ci y aurait laissé un mot disant :" Barbie could spend hours looking at the timeless art, and I could spend hours looking at Barbie."

Awwwwww! Double Awwwww! Triple Awwwwww!

Une campagne qui vise clairement les grands enfants, ceux qu'on retrouve maintenant à zoner online sur les réseaux sociaux, mais qui n'ont pas oublié les heures de leur enfance, avachi sur sur le tapis du salon à faire baiser ensemble Barbie et Ken. Et comme une flèche, ça va droit dans le coeur, dans le sang de la nostalgie.

Bref comme ils disent chez Mattel : "Stay tuned as Ken fights to win Barbie's heart back, one grand gesture at a time." Dora.




( Bon j'ai l'air de la fille la plus insupportable du monde, je me désole moi même. Vous avez désormais le droit de tous me haïr. Oui, hein, je sais, vaut mieux que je reste à écrire, la parole c'est pas fait pour moi.)








YING YANG SHOES.

L'autre jour, j'ai été chez ma copine Hayley du blog Pump That Jam, elle a la chambre la plus cool du monde, des posters des Spice girls, Britney en 1999, Nicky Minaj et une couverture Ying Yang. J'ai surtout eu une crise cardiaque en regardant ses chaussures.

"Where the hell are these AMAZING SHOES from?" .

La réponse fut bien entendu de ce temple des vielleries appellé Ebay. La vendeuse Polina 444 a tout l'air d'avoir un stock de plateformes datant des années 90. Et ouvrez bien vos oreilles, la marque qu'elle propose est une marque oubliée qui s'appelle YING YANG Shoes (Si ça c'est pas un nom parfait!) qui viendrait d'Italie. Envie d'un look authentique 90, voir d'un style Larusso ou Baby Spice , c'est par ici. Dora.























JAMES.

Ce que j'aime bien faire, parfois, c'est de me promener d'amis en amis sur Facebook. Je prends un ami un peu excentrique à la base et je vais explorer son réseau. Je finis toujours par tomber sur des perles.

C'est comme ça que je suis tombée sur James Theseus Buck. Sa profil picture m'a arrété net. Je ne me suis pas trompée,celui ci fait des études de mode a la Central St Martins ou il se spécialise en print. Quand je lui ai demandé comment il décrirait son allure celui ci m'a répondu la phrase la plus cool du monde. "My style is hindu space alien at a hole concert." Culte. Ses designers favoris sont de toute logique quand on tente de décortiquer son esthétique. Aussi coloré que lui, on y retrouve l'indien excentrique Manish Arora, l'Anglaise Louise Gray et Le British Andrew Logan. James a tout l'air d'apprécier l'exotisme avec ses turbans et ses bindis, il confirme " I get inspiration from genies, shamans, Sylvester, glitter and sequins".

A défaut de pouvoir s'offrir ses designers favoris, celui ci fait son shopping a Camden, et dans des charity shops. A noté que sa caverne d' Ali Baba est ce magasin appelé House of Guadalupe à Camden. James est aussi et surtout un club kid. Si vous voulez voir des gamins surlookés, il vous suffit de vous rendre à la soirée the House of vogue Fabrics à Londres. Ses icônes de styles sont deux vielles dames, Mathilde Willink et Molly Parkin. James n'est pas très accès blogosphere, cependant il lit régulièrement What Courtney wore today et The world of princess Julia. Je lui ai aussi demandé ce qu'il voudrait voir dans la mode qu'il n'y a pas en ce moment. A ça, Il répond: "More people with a sense of humour, beaded kaftans and vodou priests". Et pour finir avec mon sujet de prédilection, je lui ai demandé ce que signifiait le mauvais gout pout lui. "Bad taste=good stuff" conclut il.